Après le revers face à Metz, et l'élimination en coupe de France contre Arras, Lens a encaissé son troisième, et plus lourd revers à Bollaert. Sedan a pris une belle revanche, et le RCL est toujours incapable de creuser l'écart en tête. Sedan n'avait pas conservé un excellent souvenir de son revers en coupe de la Ligue, en septembre dernier (4-1). Malgré leur ouverture du score, les Ardennais avaient pris un coup de chaud à l'heure de jeu. Hier, dans un Bollaert balayé par le vent et la pluie glaciale, si pareille mésaventure ne leur est pas arrivée, c'est surtout qu'ils avaient retenu les leçons de leur précédente défaite dans l'Artois. Ils n'étaient pas question pour eux de se découvrir. Après tout, c'est ainsi qu'ils avaient piégé Boulogne au stade de la Libération (0-1). Avec la même méthode, ils ont infligé, hier, aux Lensois leur deuxième défaite de la saison en championnat, après celle encaissée face à Metz (0-1). Organisés en 4-1-4-1, les hommes de Landry Chauvin avaient dressé un véritable mur. Sidibé, placé devant la défense, passait la plupart de son temps à haranguer ses partenaires pour qu'ils ne franchissent pas la ligne médiane.
Dans de telles conditions, les Lensois devaient ouvrir le score
pour décanter la rencontre. Ils en avaient l'occasion peu après le
coup d'envoi. Boukari débordait Traoré, aligné en dernière minute à
la place de Baysse au sein de la défense ardennaise. Le tir croisé
du milieu offensif artésien trouvait le poignet ferme de Regnault,
puis la reprise de Doumeng était repoussée à son tour (2e). Sedan,
hésitant dans son positionnement, laissait Monnet-Paquet adresser
un bon centre pour Jemaa dont la tête tapait la transversale (9e).
L'attaquant tunisien échouait une nouvelle fois devant Regnault,
trois minutes plus tard, avant que le Racing ne s'embourbe.
Incapables de prendre les intervalles, bloqués sur les flancs,
imprécis sur les centres, les « Sang et Or » s'entêtaient
stérilement. Les Sedanais ne prenaient même pas les espaces que
laissait intentionnellement le RCL pour tenter de les
aspirer.
Les Nordistes, empêtrés dans une stratégie de contournement sans
percussion, n'étaient pas à l'abri d'un mauvais coup. Sur un corner
détourné plein axe par la défense artésienne pourtant largement en
supériorité numérique, Karaboua ajustait Runje, des 18 mètres, d'un
extérieur du pied droit (0-1, 29e).
Une action, un but et des Lensois paralysés à la demi-heure de jeu,
le plan sedanais fonctionnait à merveille. Après quinze minutes
insipides, il fallait même que Runje bloque une frappe au rebond
vicieux de Karaboué pour éviter que ne se confirme totalement le
hold-up sedannais (45e).
Le Racing avait besoin d'un éclair pour trouver une solution.
L'éclair, c'était l'ouverture de Roudet, à peine entré à la place
de Doumeng (55e), la solution c'était le débordement de Boukari et
le centre repris victorieusement à bout portant par Monnet-Paquet,
jusque là bien pâlot (1-1, 58e ). Le Racing égalisait presque au
même moment qu'en coupe de la Ligue, mais le scénario était
pourtant bien différent. Sedan ne cédait pas à la panique, alors
que le Racing perdait à nouveau le fil conducteur de son début
satisfaisant de deuxième période. Eudeline décalait Allard pour le
deuxième but (1-2, 80 e), puis Tibéri, en contre, remportait un
ultime face à face devant Runje (1-3, 90e). Les Lensois étaient
passés à côté de leur sujet.
Après l'élimination en coupe de France contre Arras (0-0 tab 4-2),
ils avaient tendu l'autre joue. Quels seront les effets de cette
claque à Reims, vendredi ?








