Entretien
Jean-Guy, Lens se déplace à Strasbourg, lundi. Est-ce un match particulier ?
Il est peut-être particulier car ce sera la rencontre entre le 1er et le 2e du classement. Ce sera un match de haut de tableau. Nous allons nous déplacer chez une équipe qui a, comme nous, connu la descente. Strasbourg aspire donc à remonter assez vite en Ligue 1. Ce sera un bon match à jouer.
Avez-vous regardé des matchs de Strasbourg cette saison ?
J’ai regardé le match face à Ajaccio. C’était un match particulier là-bas, vu le contexte et l’état du terrain. Nous avons vécu ça aussi en allant jouer en Corse. La première mi-temps était intéressante. La seconde un peu plus hachée. Je pensais que Strasbourg aurait pu faire la différence, notamment quand Ajaccio a été réduit à dix. Est-ce qu’ils n’ont pas eu le potentiel pour faire cette différence ? Je ne sais pas. Nous allons forcément tirer des enseignements de ce match.
Votre équipe n'a aucun match nul en championnat. Est-ce le fait du hasard ?
Nous savons que, même si nous aurions dû mieux gérer nos trois défaites, nous rentrons sur un terrain pour gagner. Que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Tout en respectant l’adversaire nous essayons de poser notre jeu. C’est ce que nous avons fait sur la plupart des matchs. Il y en a qui se sont moins bien passés, notamment celui à Tours. Nous ne sommes pas rentrés dans le match. Nous avons encaissé un but rapidement. Nous nous sommes liquéfiés en deuxième mi-temps, et nous n’avons pas trouvé de second souffle mental qui nous aurait permis de revenir dans ce match. Nous en avons aussi tiré les enseignements. J’avais demandé, avant Amiens, que l’on reparte sur un nouveau cycle de travail et de matchs. Cela nous permettrait de faire un bilan de mi-saison à la trêve. Nous avons bien commencé ce cycle. J’espère qu’à Strasbourg, il va se poursuivre.
Ce matin, lors de l’entraînement, vous avez essentiellement travaillé devant le but…
Cela fait partie d’un programme de séances que nous essayons d’appliquer sur un cycle de travail qui est mis en place. Avec les terrains qui commencent à être un peu plus compliqués à jouer et un peu plus gras, frapper d’un peu plus loin peut être une arme. Les ballons vont très vite quand ils touchent le sol. C’est une façon de travailler qui, sur une action offensive, pourra nous amener un argument supplémentaire.
Gagner face à Strasbourg pourrait être un bon coup pour se détacher des autres équipes, au niveau du classement…
Cela nous permettrait, si nous faisons une bonne opération lundi, d’avoir 28 voire 30 points. Nous sommes dans une marge de travail et de dynamique où nous voulons, à chaque match, grappiller et prendre le maximum de points si c’est possible. Nous savons que nous allons nous déplacer dans une ambiance de match intéressant à jouer, où il y aura forcément du monde.
Lens sera-t-il attendu comme un favori à Strasbourg ?
Je ne sais pas. Nous partons toujours dans le principe d’aller là-bas pour s’imposer. Et, si nous sommes moins bien, prendre un point. Nous n’avons pas fait cela sur les matchs précédents quand nous étions dans cette situation. Nous devons progresser à ce niveau là. Il faut se dire les choses. Les joueurs doivent s’affirmer aussi dans cette responsabilité. Si pendant l’échauffement ou au début du match, ils trouvent qu’ils n’arrivent pas à mettre leur jeu en place et que les efforts sont difficiles à faire, ils doivent faire un bloc équipe et jouer différemment.
Ce moins bien ressenti notamment à tours, comment l'expliquez-vous ?
J’ai essayé de l’expliquer, après Tours, comme un relâchement humain. Inconsciemment, le fait d’avoir réussi le début de saison, nous étions très attendus. Est-ce que l’on a relâché la pression ? Et puis, le turnover a aussi sa limite. Peut-être qu’il l’a atteint face à Tours.
Ce sera aussi le match des retrouvailles avec Jean-Marc Furlan avec qui vous avez joué une saison sous les couleurs sang et or…
Jean-Marc aime le beau football et le jeu de l’avant. Il l’a montré quand il était à Troyes. Il aime appliquer un jeu offensif et imposer son jeu. Ce sera certainement une confrontation intéressante par rapport à l’effectif important qu’il possède. Je l’ai revu une ou deux fois depuis. Mais je l’ai surtout vu à la télévision ! [Ndlr. Rires]
Hormis peut-être la coupe de France, vous n’allez pas jouer à Bollaert pendant un mois. Est-ce gênant ?
C’est plus pour les supporters car ils ne vont pas nous voir. Mais j’espère que quand nous nous retrouverons, nous serons dans la même position qu’aujourd’hui ou au moins en haut du tableau et que nous pourrons leur offrir, le cas échéant, un tour de coupe de la Ligue à la maison.
Aruna Dindane a repris l’entraînement. Son retour sur les terrains se fera t-il obligatoirement par un passage en CFA ?
Oui, forcément. Il devra faire un match de compétition notamment avec la CFA, ou un match amical. Là il est dans un cycle de retour. Il va certainement souffrir physiquement pendant quelques jours parce qu’il a repris le travail avec nous et les séances quotidiennes avec parfois deux entraînements par jour. Il va vraiment être dans le jeu comme il l’a été devant le but, ce matin. C’est son ressenti qui va nous donner la mesure de son retour.
Des nouvelles de Vedran Runje…
Nous avions planifié son retour pour novembre. Nous sommes dans le timing mais c’est lui qui nous dira où il en est. Il nous dira comment il se sent et nous expliquera s’il a de bonnes ou de mauvaises réactions. Il s’entretient physiquement. Nous ferons un point avec les médecins. Nous allons peut-être le déplâtrer et nous verrons comment cela se consolide













