Tours (20h30, en direct sur Eurosport), Lens peut profiter
de son troisième déplacement chez un promu, après Vannes et Nîmes,
pour distancer Strasbourg de trois longueurs.
P our les supporters, le rendez-vous du lundi est un
casse-tête, et nombre d’entre eux sont frustrés de ne pouvoir
suivre les rencontres du RCL. Par contre, du strict point de vue du
classement, cette programmation décalée offre aux Lensois une
visibilité plus pointue sur leur situation. Après les résultats de
vendredi soir, les « Sang et Or » (24 points) savent qu’ils
sont en mesure de creuser le premier écart conséquent en tête du
peloton des prétendants à l’accession. Alors que jamais la
Ligue 2 n’avait connu un rythme aussi élevé aux avant-postes,
la cadence s’est sérieusement ralentie avec le revers de
Boulogne contre Sedan (0-1), et les nuls de Strasbourg contre
Troyes (0-0), et de Metz face à Bastia (0-0). « On ne parle
pas de notre position, tranche pourtant Jean-Guy Wallemme,
à la différence des saisons précédentes, si autant
d’équipes se tiennent encore dans de faibles écarts après dix
journées, c’est que le niveau a progressé ».
Sous-entendu, le Racing peut tout aussi bien prendre ses distances,
comme il peut être repris par les autres échappés. Que ce soit à
Tours, ou ensuite à Strasbourg ou Bastia, l’entraîneur
nordiste ne voit aucun moment charnière dans les trois prochains
déplacements : « Des matches charnières, il y en aura
encore dans les 28 prochaines journées. L’état
d’esprit, les ambitions communes, et la concurrence saine
nous permettront de bien voyager ». Les trois derniers
succès à l’extérieur, la série de cinq victoires de rang avec
un seul but encaissé, ne changent rien à la prudence de ses propos
: « Je n’ai aucune certitude. Notre bon parcours
amène seulement de nouvelles exigences. Nous plaçons la barre haut,
et il ne faut descendre en dessous ».
Depuis le revers contre Metz (0-1), le Racing s’est cherché,
et a trouvé un nouvel équilibre. « Même quand nous
changeons les éléments qui composent la défense, nous restons
solides. Après Metz, il nous fallait trouver une vraie solidité. Je
suis aussi satisfait de la manière dont nous avons amélioré notre
relation entre l’attaque et la défense », analyse le
technicien artésien. Seules les nombreuses absences contre Guingamp
ont freiné la construction du jeu lensois. Avec trois milieux
défensifs (Sablé, Kovacevic, Keita), et l’obligation de
décaler Geoffrey Doumeng sur le flanc droit, Lens affichait plus de
densité, mais moins de capacité purement créatrice pour se projeter
vers l’avant
Tours et son maillot collector
!
Demain, même si l’effectif lensois
a retrouvé quelques cadres (Sartre, Demont, Jemaa, Monnet-Paquet),
l’actualité ne sera toujours pas aux envolées romantiques
dans l’Indre-et-Loire. « Le contexte sera un peu
similaire à celui de Vannes. J’espère que le score sera
différent (Ndlr : défaite de Lens 2-1) », signale Jean-Guy
Wallemme. Le stade de la Vallée-du-Cher fera le plein pour la
première fois de la saison, et les Tourangeaux porteront même un
maillot spécial pour l’occasion (en collaboration avec le
Musée des Beaux-Arts de la ville) ! Tours, le promu (8e, 16
points), a su rester sur la dynamique de son accession (une seule
défaite à domicile, contre Bastia, 0-1), et pourrait attendre le
Racing le mors aux dents comme ses homologues vannetais ou nîmois,
même si les Gardois avaient trouvé leur bourreau en Maoulida
(auteur d’un doublé, 1-2).
« Troyes (0-1) et Ajaccio (1-2) nous ont laissé prendre le
jeu à notre compte. Ce n’était pas la bonne
solution, remarque Éric Chelle, le capitaine lensois,
par contre Vannes nous avait bien bousculé. C’est
peut-être cela la bonne solution contre nous ». Mais ne
vous y trompez pas, les Lensois recherchent davantage les moyens de
s’échapper que de dévoiler des pistes pour être
repris