Diouf et Leclercq recadrent leur troupe
A Marseille, les périodes de
plénitude sont rares et restent toujours fragiles. Il y a
souvent un grain de sable qui fait prendre aux choses une ampleur
considérable. Intenables depuis trois mois avec notamment
huit matches sans défaite dont six victoires,
l'équipe olympienne a connu avant le déplacement
à Lens un moment d'égarement
mercredi en Coupe de l'UEFA face au Zenith Saint-Petersbourg (0-2).
Cette élimination en huitièmes de finale,
après un match aller fort encourageant (3-1), a rendu Pape
Diouf furibard. Le président de l'OM n'a pas
apprécié la manière et, avec sa
rhétorique inimitable, a ironiquement comparé ses
joueurs à des « nababs » et des «
vizirs »... Ces paroles aussi fortes qu'originales
ont quelque peu plombé l'atmosphère et tendu les
concernés, à commencer par Cissé et Nasri.
«Il faut oublier cela. Il faut essayer de gagner, de
rebondir et montrer que la défaite à
Saint-Pétersbourg n'a été qu'un accident
», préconise Kanga Akalé. Marseille doit donc
avant tout évacuer sa déception européenne
pour se concentrer sur le Championnat, où le but
avoué est bien de finir sur le podium, pour retrouver la
prestigieuse C1.
Revenus de l'enfer, les Lensois ont eux aussi péché
en milieu de semaine lors du derby contre Lille (1-2), laissant
échapper trois points de bonus qui auraient
été plus que bienvenus. Avant la colère du
président olympien, il y a d'ailleurs eu celle de Daniel
Leclercq. Le Druide a passé un sacré savon à
ses joueurs, le premier depuis son retour au club. «Ce
n'est plus de la déception, c'est de la honte»,
a-t-il lâché en écho face à la presse.
La potion du Druide ne semble plus faire le même effet et le
Racing peine à imposer sa loi dans son fief de Bollaert,
où il n'a remporté que deux victoires en dix matches.
«Ces derniers temps, nous ne sommes pas trop mal à
l'extérieur, mais il nous faut progresser à domicile.
Lorsque nous devons faire le jeu, c'est plus
problématique, constate le portier lensois Vedran
Runje, ancien de la maison OM. Nous avons du mal à
exploiter les espaces. Souvent, les équipes qui viennent
jouer chez nous ferment le jeu et jouent
derrière.» Jean-Pierre Papin pourra disposer de
ses trois recrues, Toifilou Maoulida, Loïc Rémy et
Nadir Belhadj, qui ont cruellement manqué face au LOSC.




