Arrive alors à la tête du Racing Gervais Martel, un homme d'affaires de la région, secondé par Serge Doré. Le club va peu à peu se muer en entreprise et s'ouvrir aux investisseurs. Le public se mobilise derrière le projet, et même si les résultats sportifs ne sont pas encore ceux des plus grandes années, on sent le club sur la pente ascendante.
En 1988, l'arrivée au poste d'entraîneur d'Arnaud Dos Santos va enfin redonner des couleurs aux Sang et Or. Le club remontera en D1 en 1991, réussissant à faire stade comble lors des barrages pour l'accession à l'élite, et gagnant sa place finalement sur tapis vert.
En 1993, Lens est en position de reléguable mais réussit à rester en D1. En 1994 le club joue le haut de tableau et se qualifie, deux fois de suite en coupe d'Europe. Il atteint la demi-finale de la Coupe de France après avoir éliminé le PSG au Parc des Princes. Mais l’équipe échoue face à Montpellier.
En 1996, les arrivées de futurs grands comme Tony Vairelles, Titi Camara, Vladimír Šmicer et Marc-Vivien Foé donnent un nouvel allant au club.
En 1998, Les Sang et Or vont écrire la plus belle page de leur histoire sous la direction de Daniel Leclercq. Champion de France, demi finaliste de la coupe de la ligue et finaliste de la coupe de France face au Paris SG (défaite 2-1), le club signe de belle manière son premier titre. La génération dorée des Warmuz, Déhu, Wallemme, Sikora et Magnier obtient enfin une récompense à la hauteur de son talent. Comme un symbole, c’est un pur produit du RCL, Yoann Lachor, qui inscrit à Auxerre le but permettant à Lens de devancer Metz au classement général.
Toujours sous la direction du Druide, Lens va en 1999 remporter le second titre majeur de son histoire : au terme d’un excellent parcours en Coupe de la Ligue, le Racing bat Metz en finale grâce à Daniel Moreira et offre à ses supporters un des plus beaux cadeaux : un deuxième titre national en 2 ans. Notons également un parcours probant en Ligue des Champions. Lens est le premier club français à gagner dans le mythique stade de Wembley, puisque grâce à Mickaël Debève, le RCL bat Arsenal 1 à 0. Certes, Lens a été éliminé à la fin de la première phase, mais il faut dire que les adversaires étaient d’un calibre bien supérieur : outre Arsenal, le Dynamo Kiev et le Panathinaïkos d’Athènes composaient ce groupe.
La saison 1999/2000 est marquée par l'éviction de Daniel Leclercq mais également par l'excellent parcours lensois en Coupe UEFA. En effet, les hommes de François Brisson n'ont été éliminés qu'en demi-finale par le club anglais d'Arsenal. Le Racing s'est distingué en éliminant Kaiserslautern (victoire 4-1 en Allemagne), l'Atlético de Madrid et le Celta Vigo.
En 2000/2001, c'est un ancien de la maison, Georges Tournay, qui évite au club d'être relégué en seconde division, redressant le parcours chaotique de l'équipe entraînée par Rolland Courbis.
Joël Muller fut alors appelé aux commande de l'effectif Sang et Or. Son bilan est plutôt mitigé avec une première saison réussie : Lens a terminé deuxième et s'est ainsi qualifié pour la Ligue des Champions pour la deuxième fois de son histoire. En revanche les deux saisons suivantes ont été assez ternes (8e par deux fois).
Il sera remplacé au cours de sa quatrième saison par Francis Gillot qui entame là sa carrière d'entraîneur de haut niveau. Après avoir accroché la qualification en Coupe Intertoto malgré une première partie de saison difficile, Gillot conduit le club à la 4ème place en 2005/2006, synonyme de qualification en Coupe UEFA.
Lors de la saison 2006/2007, les Sang et Or terminent la première partie de saison à la 2ème place. La suite est moins réussie, et l'avance obtenue précédemment est vite diminuée. Et lors de la dernière journée, alors que le Racing a toutes les cartes en main concernant la qualification en Ligue des Champions, les hommes de Gillot échouent à Troyes, reléguant le club à la 5ème place, synonyme de Coupe Intertoto, et provoquant la colère des nombreux supporters qui avaient fait le déplacement.
Quelques jours plus tard, Gervais Martel annonce la démission de Francis Gillot, sous doute accélérée suite à la non-participation du club à la Ligue des Champions.
Le 5 juin 2007 dans la matinée, la signature de Guy Roux est annoncée pour remplacer cette démission.
Le 27 juin 2007, la LFP refuse ce contrat. Le Racing Club de Lens fait appel mais prépare peut-être le choix d'un nouvel entraîneur si cette décision est entérinée. Le 11 juillet finalement, le CNOSF a confirmé que Guy Roux pourra bien entraîner Lens, la saison prochaine. Mais après un début de saison médiocre (2 points en 4 matches), Roux propose sa démission le 23 août 2007 au président Martel, qui l'accepte le 25 août à la mi-temps de la rencontre Strasbourg - Lens[2].
C'est alors Jean-Pierre Papin qui prend le relais d'entraîneur et qui commença avec un net succès 5-1 contre les Young Boys de Berne en Coupe UEFA le 30 août 2007. Mais la joie sera de courte durée et Lens se fera éliminer au premier tour de la coupe UEFA contre le FC Copenhague 2 buts à 1 au match retour. Suite à cela, le club sera en difficulté et enchaînera défaites et matches nuls en championnat. A la mi-saison, le Racing est 18ème et relégable avec un match retard, le dernier match de l'année face au rival lillois ayant été reporté. Le 9 janvier 2008, après l'élimination de Lens face à Niort en Coupe de France, Daniel Leclercq revient au RC Lens en tant que directeur sportif pour soutenir l'entraîneur en place, Jean-Pierre Papin, sans expérience en Ligue 1, et tenter de maintenir le club dans l'élite après une première partie de saison très difficile. Daniel Leclercq jouera son 1er match sur le banc au coté de JPP lors du match Lens - Nancy et se qualifiera en demi-finale de la Coupe de la Ligue qui se jouera contre Le Mans. En championnat, Lens redresse la barre, avec notamment un succès face au champion lyonnais 3-0, qui permet au Racing de sortir de la zone des reléguables.