Foot - L1 - Lens - « On a touché le fond »

Le duo est, déjà, inséparable.
Désormais embarqués dans la même galère,
Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq se sont tous deux
présentés face à la presse, dimanche
après la défaite de leurs protégés sur
la pelouse du Paris-SG (0-3). S'ils reconnaissent que leurs joueurs
ont touché le fond au Parc des princes, ils espèrent
qu'ils s'en serviront pour relever la tête.
« Jean-Pierre Papin, quels enseignements tirez-vous
de cette soirée ?
JPP : Quand on prend trois buts comme ce soir,
ça veut dire que l'on coule à pic. On a vu nos vraies
faiblesses, les images parlent d'elles-mêmes. On s'est
manqué, tout simplement. Mais il ne faut pas baisser la
tête. Cette équipe a quand même quelque chose,
même si certains joueurs ont été au-dessus des
autres. Maintenant, il va falloir régler quelques
problèmes très rapidement. Mentalement, on a vu des
joueurs baisser la tête pendant dix minutes, et on a
sombré. Si on avait un peu de fierté et de
caractère, à 0-1, on devait tout fermer pour ne pas
en prendre un deuxième et espérer revenir ensuite.
Mais on n'a pas su le faire. On a des manques de ce
côté-là et il va falloir réagir
très vite.
Quel est votre sentiment à ce moment précis
?
JPP : J'ai le sentiment qu'il ne faut rien lâcher.
Le Paris-SG a été très réaliste. Je
retiens le positif. Le négatif, c'est la défaite. On
a un match dans trois jours (NDLR, quart de finale de Coupe de
la Ligue contre Nancy) pour essayer de sauver notre saison, il
va falloir réagir.
Qu'avez-vous vu de positif au juste ?
JPP : On verra ça avec les joueurs, tranquillement.
On doit prendre du recul, on ne va tirer sur personne. Il faut
juste que chacun prenne conscience de ce qu'il a à faire sur
le terrain.
Daniel Leclercq, pour votre première, vous deviez
espérer mieux...
DL : On espère toujours que les joueurs vont
concrétiser en match les bonnes intentions qu'ils ont
démontrées à l'entraînement, même
si je les ai sentis de plus en plus nerveux samedi soir. Le
contexte parisien n'était peut-être pas idéal
pour qu'ils puissent s'exprimer complètement. Ceci dit,
comme l'a dit Jean-Pierre, cela nous permet de cibler les forces et
les faiblesses de l'équipe.
Quelles sont-elles ?
DL : Les forces, tout le monde les connaît. Les
faiblesses ont en revanche été criantes à un
moment donné. Pas sur l'ensemble du match, mais surtout en
seconde période. En première, on a été
trop timide. Après le repos, on s'est fait contrer et, tout
de suite derrière, quelques attitudes sont revenues.
Même si cela ne concerne pas tout le monde, il y a une sorte
de fatalité qui s'installe quand l'équipe prend un
but. Il va donc falloir s'attacher, d'abord, à ne pas en
prendre, et ensuite à être plus
conquérants.
Ce 0-3 peut-il servir de déclic ?
JPP : Ça fait mal. Parfois, il faut couler
bien profond pour ensuite remonter. On ne peut pas aller plus bas,
on a touché le fond. On a vu de bonnes choses à
l'entraînement cette semaine, mais la vérité du
terrain, c'est le week-end. Quand on prend 0-3 contre le Paris-SG,
il n'y a pas grand-chose à faire après.
Êtes-vous inquiet, malgré tout ?
JPP : Disons que je ne suis pas dans une situation des
plus favorables, mes joueurs non plus. On va avoir des mots forts
cette semaine pour remettre les joueurs où ils doivent
être. On a un calendrier qui s'annonce relativement
important




